Après de nombreuses années de liberté au niveau des investissements, justifiées par la transformation digitale de leurs entreprises, les Directions des Systèmes d’Information doivent désormais limiter et prioriser leurs dépenses. Si vous êtes DSI, ne soyez donc pas étonné de voir votre contrôleur de gestion débarquer plus régulièrement que d’habitude dans les mois à venir…

Maîtrise des coûts et sens des priorités dans l’IT

Le budget “open bar” alloué à l’IT, ou tout du moins en forte croissance comme avant  le Covid1, c’est fini. Les objectifs des entreprises ont changé : dans un contexte géopolitique et économique instable, elles se concentrent sur l’essentiel. Elles veillent aussi à leur empreinte environnementale. Ces évolutions se reflètent dans les budgets des DSI, invitées plus que jamais à maîtriser leurs coûts et leurs dépenses. Seules quelques priorités stratégiques, comme la cybersécurité, échappent à ce tour de vis budgétaire. 

Maîtriser les coûts et gérer les priorités de la DSI

En effet, 2022 a confirmé la persistance des cyberattaques. Les entreprises ont intégré ce risque stratégique. Elles orientent donc leurs investissements vers la cybersécurité, qui devient la priorité numéro 1 des DSI pour 2023.  Elle le restera plusieurs  années  : ce secteur  anticipe  une croissance de 13,2 % par an2

Parmi leurs autres priorités, les DSI vont continuer à soutenir les projets stratégiques de leurs entreprises : R&D, IA, digitalisation de processus, gains opérationnels… Au passage, ils devront en profiter pour  gagner en flexibilité ou contenir certaines dépenses. La migration vers le Cloud permet ainsi de réduire les coûts d’exploitation relatifs à l’infrastructure.

L’augmentation des coûts de l’énergie s’est aussi invitée sur l’agenda des DSI. En effet, la part du numérique dans la consommation énergétique devrait doubler entre 2017 et 2025, pour atteindre 6 % du total3. Ceci est dû notamment à la production d’outils numériques, aux équipements (type smartphone) et à la croissance des data centers, dont 50 % des coûts d’exploitation provient de la consommation d’énergie4. Dans un contexte où le prix de l’énergie augmente, on ne peut qu’imaginer la facture s’alourdir. La maîtrise de ces coûts et des consommations va devenir un chantier prioritaire pour les années à venir. 

Identifier les coûts inutiles

Autrement dit, on attend de l’IT qu’elle fonctionne avec des coûts maîtrisés et mesurés, sans compromis sur la continuité d’activité. Faire plus avec moins : un sacré défi pour les DSI.

Pour maîtriser le budget informatique, la première étape consiste à faire le “ménage” dans l’existant, en rationalisant le parc technologique. Les DSI doivent notamment repérer les ressources inutilisées et/ou non-rattachées à un client (dans le cas d’une  ESN ou un centre de services).

GIP Recia a bien compris cette problématique et centralise le suivi des équipements informatiques répartis dans tout le département. Cela leur permet entre autres d’identifier les équipements en fin de vie ou non utilisés et les gérer au mieux entre les établissements.

Visionnez le témoignage

Un inventaire peut permettre à une structure d’identifier les équipements (matériels et immatériels) non  exploités  susceptibles d’être réaffectés ou supprimés.  Cela conduit  à un premier niveau de maîtrise budgétaire. En outre, la facilité d’accès  aux solutions Cloud a conduit à la multiplication d’applications et de systèmes superflus. L’élimination de ces redondances aide à réduire les coûts d’exploitation mais aussi de maintenance, ainsi que l’exposition aux attaques cybercriminelles.

Autre source d’économie identifiée : les dark data5. Ces données collectées et inutilisées par les entreprises représentent 52 % des données stockées dans le monde. Si certaines peuvent être valorisées, la plupart sont inexploitées et inexploitables (voire hors d’âge). Et elles coûtent de l’argent aux entreprises : deux milliards d’euros à l’échelle mondiale exactement. Stockage, énergie… les dark data consomment inutilement. Leur élimination ou, à défaut, leur mise hors ligne via des systèmes d’archivage réduit les coûts associés.

Des outils métier pour aider

Dans les DSI, la rationalisation des actifs existants va être un projet prioritaire. Dans ce cadre, les outils de type ITSM permettent de faire l’inventaire des ressources et de connaître  l’utilisation faite de chaque actif IT.  Une aide précieuse afin d’éliminer les systèmes, logiciels et autres outils inutilisés.

Par ailleurs, les solutions ITSM facilitent la mise en place de processus et l’adoption de bonnes pratiques conformes au référentiel ITIL. Elles évitent une dispersion dans les usages, qui se traduit par des coûts cachés et non contrôlés. Pour toutes ces raisons, les DSI gagnent à s’appuyer sur les outils ITSM pour répondre aux objectifs de maîtrise budgétaire, leur mot d’ordre pour les mois à venir.


  1. https://www.channelnews.fr/les-depenses-it-francaises-devraient-progresser-de-55-cette-annee-a-176-milliards-deuros-109926 ↩︎
  2. https://securite.developpez.com/actu/340574/Les-depenses-mondiales-en-cybersecurite-vont-augmenter-de-13-2-pourcent-pour-atteindre-223-Mds-de-en-2023-dont-144-Mds-pour-les-prestations-de-services-et-79-Mds-pour-les-expeditions-de-produits ↩︎
  3. https://theshiftproject.org/wp-content/uploads/2021/03/Note-danalyse_Numerique-et-5G_30-mars-2021.pdf ↩︎
  4. https://www.usinenouvelle.com/article/la-crise-energetique-met-les-operateurs-de-datacenters-sous-pression.N2048897 ↩︎
  5. https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/le-poids-colossal-des-donnees-noires-dans-les-entreprises_AN-202301150137.html ↩︎
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Sales and Marketing Director chez Combodo

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